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Etats-Unis Catastrophes naturelles Intempéries

Publié le • Modifié le

Etats-Unis: affaiblie, Irma poursuit sa course en Floride

media
Un camion renversé par les rafales de l'ouragan Irma, le 10 septembre en fin d'après-midi. REUTERS/Carlos Barria

Rétrogadé en tempête tropicale ce lundi 11 septembre, Irma continue de remonter la côte ouest de la Floride, où il elle a touché terre dimanche 10 septembre, après avoir balayé l’archipel des Keys. Sans attendre, le président américain a déclaré l’état de catastrophe naturelle. Donald Trump a également indiqué qu’il se rendrait sur place très vite.


Le passage d'Irma, maintenant rétrogradé au rang de tempête tropicale semble avoir été moins destructeur que ce qui était craint initialement aux Etats-Unis. Près de 3 millions de foyers étaient cependant toujours privés d’électricité en Floride, tôt ce lundi matin, rapporte notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier.

Tampa relativement épargnée

A 12H00 TU, l'oeil d'Irma se trouvait à 170 kilomètres au nord de Tampa, en Floride, avec des vents soufflants jusqu'à 110 km/h, une puissance proche de celle d'un ouragan.

Tampa, c’était doute l’endroit le plus vulnérable du pays, face à des vents soufflant à 150 km/heure et aux fortes précipitations. Il s’agit en effet d’une large baie où une tempête peut en quelque sorte se retrouver piégée. Cette zone est également très plate et donc propice aux inondations. Enfin, l’urbanisation au bord de l’eau y est assez sauvage et peut-être fragile, malgré les recommandations.

 

Le quartier des affaires de Tampa, avant l'arrivée de l'ouragan Irma. REUTERS/Chris Wattie

► Nombreux dégâts à Naples et Marco Island

Entre Miami et Tampa, Irma est d’abord reparti vers l’océan, avant de revenir sur les côtes en début d'après-midi dimanche, au niveau de Marco Island sur la côte ouest de la Floride. Là, les vents ont soufflé carrément à 185 km/heure, mais à cet endroit, dans une zone où vivent normalement plus d’un million de personnes, les riverains redoutent surtout les inondations.

Des experts estiment que les eaux pourraient monter de cinq mètres. Interrogé dans la nuit de lundi par une télévision américaine, le maire de la ville disait qu’il n’y avait plus du tout d’électricité ni d’eau courante, qu’ils n’avaient aucune information et qu’il était impossible de mesurer l’ampleur de la catastrophe avant que le jour ne se lève. Il se demandait également comment on pourrait accéder à Marco Island, car la principale route menant à cette zone serait déjà impraticable.

Plus de peur que de mal à Miami

La ville côtière de Miami, qui se préparait au pire, a finalement été plutôt épargnée, relate notre envoyée spéciale sur place, Anne Corpet. Irma a baissé en intensité avant d’aborder la ville et ne l’a pas frappée de plein fouet. La trajectoire de l'œil du cyclone est finalement passée plus à l’ouest. Du coup, la population respire, même si le passage d’Irma a laissé des traces.

Les propos très alarmistes tenus par les autorités ces derniers jours - le gouverneur de Floride avait évoqué un « ouragan nucléaire » - n’auront cependant pas été vains. La population s’est bien préparée au passage de l'ouragan et cela a sans doute évité un bilan plus dramatique, car les vents ont tout de même été très violents.

reportage
Le pire est passé. Maintenant, on ne va avoir qu'un peu de pluie. Ce sont les inondations qui préoccupent le plus les gens maintenant.
Miami après le passage d'Irma 11/09/2017 - par Anne Corpet Écouter

Les rues de Miami étaient jonchées de débris, dimanche soir tard dans la nuit. Des centaines d’arbres ont été brisés net ou déracinés ; des panneaux routiers ou publicitaires ont été arrachés. On pouvait voir voler toutes sortes de débris, dimanche après-midi. De nombreux câbles électriques et téléphoniques sont également tombés et 65 % de la population du comté est privée d’électricité.

Des inondations étaient également à déplorer, notamment dans le quartier Brickell. Des rues étaient entièrement sous les eaux. Le couvre-feu a été maintenu toute la nuit de dimanche à lundi pour éviter les accidents, d'autant plus que l'éclairage public était en partie coupé.

correspondance
Alors que la tempête frappait encore sa ville dimanche, le maire de la ville pouvait au moins se réjouir d'une histoire qui s'est bien terminée
Une naissance pendant la tempête 11/09/2017 - par Grégoire Pourtier Écouter

► Incertitude aux Keys

Le bilan reste en revanche à établir pour les Keys, cet archipel situé au sud de la Floride, qui a été frappé de plein fouet par Irma. Il s’agit d’un chapelet d’îlots reliés par des ponts. A cet endroit, l'ouragan a aussi déjoué les pronostics, mais en frappant cette fois plus fort que prévu. Les eaux sont remontées de trois mètres et de nombreuses habitations ont peut-être été submergées.

L’accès aux Keys est pour l’instant impossible et les communications ne passent pas. L’inquiétude est donc grande en Floride sur le sort des habitants qui avaient choisi de rester sur place, malgré l’ordre formel d’évacuation.

Un homme a été tué dans le crash de son pick-up contre un arbre pendant l'ouragan Irma, le 10 septembre 2017. Monroe County SheriffÕs Department/Handout via REUTERS

→ À la Une de la presse ce lundi à Paris : Polémique en France après Irma

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