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Argentine Droits de l’homme

Publié le • Modifié le

A Buenos Aires, la rue demande la réapparition de Santiago Maldonado

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Des manifestants brandissent des portraits de Santiago Maldonado, le 1er septembre 2017 à Buenos Aires. REUTERS/Marcos Brindicci

En Argentine, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue vendredi soir pour réclamer la réapparition de Santiago Maldonado, dont on est sans nouvelles depuis le 1er août, date à laquelle ce jeune artisan s’était joint à une manifestation de la communauté indigène mapuche dans le sud du pays violemment dispersée par les forces de l’ordre. L’affaire met dans l'embarras le gouvernement du président Mauricio Macri.


Avec notre correspondant à Buenos Aires, Jean-Louis Buchet

Santiago Maldonado a-t-il été victime d’une bavure de la gendarmerie, que les forces de sécurité voudraient occulter ?

Dans la foule qui bat le pavé place de Mai, beaucoup le croient, comme Ariel : « L’Etat doit se porter responsable de toute personne portée disparue, comme c’est le cas de Santiago Maldonado. Et les forces armées, ou plutôt de répression, doivent être condamnées pour les délits qu’elles commettent, comme blesser, tuer, ou faire disparaître des manifestants. Nous n’avons pas de preuves concrètes, mais c’est une évidence que, quand les mapuches réclament leurs terres, l’Etat les réprime. »

Réponse du gouvernement exigée

Liliana exige de son côté une réponse du gouvernement du président Mauricio Macri : « Le gouvernement actuel est démocratique, issu d’élections. En charge de l’Etat, il doit donc répondre pour la disparition de Santiago Maldonado. Dans le monde entier, on demande sa réapparition, et nous sommes dans la rue pour exiger qu’il en soit ainsi. »

L’Argentine n’a pas oublié qu’il y a quarante ans, la dictature militaire a fait disparaître des milliers d’opposants. Elle ne veut pas de disparus en démocratie.

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