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Revue de presse Etats-Unis Afghanistan

Publié le • Modifié le

A la Une: Trump annonce des troupes supplémentaires pour l’Afghanistan

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Donald Trump lors de son annonce sur les nouvelles stratégies des Etats-Unis en Afghanistan, à Fort Myer en Virginie, le 21 août 2017. REUTERS/Joshua Roberts

Après les annonces faites ce lundi 21 août au soir par Donald Trump sur la nouvelle stratégie des États-Unis concernant l’Afghanistan, les avis sont pour le moins partagés dans la presse outre-Atlantique aujourd’hui. « Encore une fois » écrit par exemple le Washington Post, « le président Trump était obligé de garder les yeux fixés sur le téléprompteur et de dire des mots qu’il ne s’était jamais imaginé prononcer un jour. » Bien qu’il ait soutenu des années durant que les États-Unis devraient quitter l’Afghanistan, Trump a annoncé hier soir qu’il allait envoyer davantage de troupes dans cette guerre la plus longue du pays. Tout en faisant une promesse qu’il risque d’avoir du mal à tenir : « D’une manière ou d’une autre, les problèmes seront résolus. Je suis un homme qui résout les problèmes. Et nous allons gagner ».

« Le président Donald Trump a un plan pour gagner en Afghanistan », s’exclame, hilare, le Chicago Tribune avant de poursuivre sur un ton sarcastique : « Ce discours présidentiel était une représentation théâtrale, et pas l’annonce d’une stratégie aux objectifs réalistes ».

Le tabloïde New York Post, fervent soutien du président, salue ce qu’il appelle « le réalisme de principe » dont a fait preuve Donald Trump. Un réalisme nécessaire que les Américains souhaiteraient entendre et voir plus souvent en politique, estime l’éditorialiste. « La stratégie de Trump est plus ou moins la même que celle de l’administration Obama », constate le Los Angeles Times qui souligne tout de même une différence notable, à savoir : « la volonté de Donald Trump de mettre le Pakistan sous pression afin qu’il arrête de fournir refuge aux talibans et autres groupes terroristes ».

Pour le quotidien USA Today le plus important est le message envoyé au monde : « Il n’y a ni retrait ni même de calendrier. Les États-Unis soutiendront le gouvernement afghan autant que nécessaire. Ce message est crucial non seulement à l’adresse des talibans, mais aussi à des pays comme l’Iran ou la Russie qui pensaient déjà avoir flairé un potentiel vide de pouvoir alors que l’Amérique semblait vaciller ». Et USA Today de conclure : « Désormais tous sont avertis : les États-Unis ne sont pas prêts à céder du terrain ».

Colombie : Luisa Ortega sous la protection du gouvernement colombien*

En Colombie, la presse se lance aujourd’hui dans toutes sortes de projections concernant l’avenir de la procureure générale vénézuélienne déchue. Luisa Ortega s’est enfuie vendredi en Colombie après avoir été destituée par l’Assemblée constituante.

Lundi, le président colombien Juan Manuel Santos est sorti de son silence et a annoncé sur Twitter que Luisa Ortega se trouvait sous la protection du gouvernement colombien et qu’on allait lui accorder l’asile si elle en faisait la demande. « En dehors du tweet présidentiel, nous ne savons rien de la procureure. Nous ne savons pas où elle se trouve ni ce qu’elle compte faire », remarque El Tiempo. Le quotidien El Colombiano estime qu’il est peu probable que Luisa Ortega demande l’asile politique en Colombie. Car selon la loi colombienne elle n’aurait alors plus le droit de s’engager politiquement ni de s’exprimer publiquement sur les affaires de son pays natal.

Or, souligne le journal, beaucoup voudraient l’entendre, notamment sur les possibles implications du gouvernement Maduro dans le scandale de corruption autour de l’entreprise brésilienne Odebrecht. Implications dont l’ex-procureure affirme détenir des preuves détaillées. Le Sénat de Bogota l’a d’ailleurs invitée ce mardi après-midi pour s’exprimer devant les élus colombiens. On ne sait pas si Luisa Ortega s’y rendra.

Éclipse solaire : frontières floues entre l’imaginaire et réel

En Haïti comme dans d’autres États du continent américain, on a pu observer hier l’éclipse solaire. Occasion pour Le National de revenir sur les évènements de 1998, quand « une gestion tout à fait curieuse de l’information concernant l’éclipse avait créé une panique qui avait fait d’Haïti la risée de la Caraïbe », regrette le journal qui raconte : « la capitale avait été désertée, les gens s’étaient barricadés chez eux. Des plus beaux quartiers sur la montagne jusqu’au bidonville au bord de la mer, c’était comme lors des grandes peurs du Moyen-Âge. On avait même vu, cerise sur le gâteau, des policiers, casque sur la tête le plus sérieusement du monde pour se protéger des rayons diaboliques, sauvant la vie des citoyens en les pressant de se réfugier chez eux ».

Hier les choses se sont tout de même mieux déroulées. Mais, regrette le quotidien haïtien, « toute la mobilisation gouvernementale autour de ce phénomène, motivée par le désir de réduire au maximum les troubles que peut causer une exposition des yeux aux rayons provoqués par l’éclipse, ne renvoie finalement qu’au niveau pitoyable de notre système éducatif qui non seulement n’instruit pas, mais surtout ne s’engage pas à retracer la frontière entre l’imaginaire et le réel. Car chez nous, l’imaginaire colonise le réel », constate Le National avant de conclure : « ce qu’il faut c’est l’éducation ! Éducation ! Éducation ! »
 

* Mise à jour à 19h30: l'ex-procureure générale du Venezuela Luisa Ortega, réfugiée en Colombie, part au Brésil

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