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Publié le • Modifié le

A la Une: les Etats-Unis et le drame de Charlottesville

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Un homme frappé au sol lors d'affrontements entre suprémacistes blancs et militants antifascistes à Charlottesville, aux Etats-Unis, le 12 août 2017. REUTERS/Joshua Roberts

A la Une de la presse des Amériques, les Etats-Unis et le drame de Charlottesville lors d’un rassemblement d’extrémistes Blancs

Des centaines de personnes se sont recueillies à Charlottesville dimanche, la ville de l’Etat de Virginie qui veut « se laver de cette haine raciste », indique le Washington Post, en mémoire des blessés et de Heather Heyer, âgée de 32 ans, tuée lorsque le chauffard a foncé dans la foule antiraciste, relève le Daily Progress. « Elle est morte à cause du terrorisme blanc, du suprématisme blanc » s’émeut l’un des organisateurs de la contre-manifestation.

Le président Donald Trump a condamné les violences des deux côtés, et pas nommément celles de l'extrême droite

Les propos de Donald Trump ont choqué les Américains y compris dans son propre camp. « C’est la haine dont il n’ose pas parler », titre l’éditorialiste du New York Times. Les néo-nazis ont entendu le message de Donald Trump haut et fort et ils l’ont même remercié. Après les attaques, Trump a consulté ses conseillers, il leur a demandé de condamner ces suprématistes Blancs qui ont attisé la violence. « Mais lui, ne l’a pas fait », lance l’éditorialiste. A ce propos, fait-il remarquer, « on n’a pas entendu non plus son stratège Steve Bannon dont les théories nationalistes sont relayées sur son site Breitbart News ».

« Pourquoi Trump ne peut-il pas dire ce qui est évident ? », se demande Politico qui rappelle les petites phrases racistes prononcées depuis 1976 par des Républicains et qui leur avaient coûté leur poste. Selon Politico, c’est surtout parce que Trump n’a aucune référence politique. « Pour Trump, le passé n’existe pas, il n’y a que lui et le présent, et s’il ne condamne pas le sectarisme, c’est parce qu’il n’a aucune référence du poison qui s’est infiltré dans notre pays. »

Le vice-président américain Mike Pence a évoqué la crise vénézuélienne lors de son entretien avec Juan Manuel Santos en Colombie

Le président Juan Manuel Santos et le vice-président Mike Pence arrivé dimanche à Carthagène avec son épouse pour une tournée officielle en Amérique Latine, ont évoqué les sujets attendus comme le post-conflit en Colombie, le trafic de drogue et leurs relations commerciales. Mais aussi la réponse à donner à la crise vénézuélienne, souligne Semana. Suite à la déclaration tonitruante de Donald Trump au cours de laquelle il disait ne pas écarter une option militaire contre Caracas, Juan Manuel Santos a déclaré à Mike Pence, qu’ « une action militaire ne devait pas être envisagée (…) car l’Amérique est un continent de paix et doit le rester » a-t-il insisté.

Le vice-président Mike Pence a répondu : « Nous ne permettrons pas que le Venezuela tombe entre les mains d’un dictateur », retient El Nacional, il a assuré que les Etats-Unis continueraient à « aider le peuple vénézuélien qui souffre », et qu’il espère y parvenir « de manière pacifique avec les pays d’Amérique Latine ».

De son côté le gouvernement vénézuélien n’entend pas baisser la garde

Sur son compte Twitter, le ministre de la Communication et de l’information Ernesto Villegas appelle les Vénézuéliens à se rassembler ce lundi à 9 heures du matin pour une « marche anti impérialiste contre la menace militaire brandie par les Etats-Unis », rapporte Ultimas Noticias. Selon le Washington Post, les dernières tensions et le fonctionnement parallèle de l’Assemblée constituante font planer le spectre d’une guerre civile au Venezuela…

Tensions le long de la frontière entre la Colombie et le Venezuela

Des tensions qui durent depuis près de deux ans, rappelle El Tiempo. Car le commerce a toujours été florissant, pour les négociants comme pour les trafiquants, précise El Tiempo. Mais aujourd’hui, des milliers d’habitants de Cúcuta ont perdu leur travail, notamment dans le secteur des transports. La Chambre de Commerce prépare un rapport qui montre que 1 200 personnes sont désormais au chômage, sans compter les emplois indirects qui ont été touchés, ce qui augmente le travail informel, fait remarquer El Tiempo.

En Argentine, les résultats des primaires ont donné une large victoire au camp du président Mauricio Macri

En revanche, dans la province de Buenos Aires, l’ex-présidente Cristina Kirchner en lice pour un mandat de sénateur a finalement perdu, mais est restée au coude à coude avec son opposant. « C’est une bataille serrée », titre la Nación. Esteban Bullrich, le candidat de Cambiemos, le parti présidentiel, remporte de quelques centièmes la province de Buenos Aires face à Cristina Kirchner lors de ces primaires qui donnent déjà une orientation de ce que seront les élections en octobre prochain, indique Clarín.

Mais pour l’éditorialiste de La Nación, ces primaires ont surtout révélé la chute du péronisme, avec Sergio Massa loin derrière. Ils n’ont conservé que les provinces du Chaco et de San Juan. Selon l’éditorialiste, la population s’est lassée des énormes scandales de corruption des années péronistes.

Chronologie et chiffres clés