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Etats-Unis Internet Nouvelles technologies Droits des femmes

Publié le • Modifié le

Etats-Unis: Google au cœur d’une polémique pour sexisme

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Le quartier général de Google, à Mountain View, dans la Silicon Valley. AFP PHOTO/Nicholas KAMM

Google est au cœur d'une polémique pour sexisme. Un de ses ingénieurs a expliqué dans une note interne pourquoi, selon lui, peu de femmes travaillent pour le géant de l'internet : elles ne seraient pas faites pour les métiers technologiques pour des raisons biologiques ! Le document a circulé en interne pendant plusieurs jours avant d'être rendu public par le site d'information américain Recode.net, entre autres. Depuis, plusieurs cadres de Google ont dénoncé ces positions.


Selon un ingénieur dont le nom est gardé secret, les hommes ont des capacités naturelles pour être programmateurs informatiques. Les femmes, elles, sont prédisposées aux « sentiments et à l'esthétique bien plus qu'aux idées », d’après lui. Voilà pourquoi elles choisissent des carrières dans le social ou les arts.

Dans un memo interne de plus de 3 000 mots, l'ingénieur de Google conclut que ces différences biologiques expliquent la prédominance des hommes dans la Tech (les entreprises du numérique) et aux fonctions à haute responsabilité.

Chez Google, la gêne est palpable depuis que le document a été publié dans les médias. La responsable diversité du géant de l'internet a critiqué ces hypothèses sur le genre, tout en défendant la liberté d'expression au sein du groupe.

Des «stéréotypes nuisibles» pour le patron des ingénieurs de Google

Le patron des ingénieurs du moteur de recherche a, lui, fustigé des « stéréotypes nuisibles ». Le leader américain de l'internet, qui compte 76 000 salariés dans le monde, emploie 31 % de femmes, dans un secteur où 80 % des effectifs sont masculins, précise Google.

Cette polémique intervient alors qu'une autre grande entreprise de la Silicon Valley, Uber, leader des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), est déjà épinglée pour sexisme. C'est pour cette raison, entre autres, que son fondateur, Travis Kalanick, a dû démissionner en juin dernier.

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