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Etats-Unis racisme

Publié le • Modifié le

Etats-Unis: le Ku Klux Klan manifeste sous les huées d'opposants antiracistes

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Des membres du Ku Klux Klan manifestent sous la protection de la police et sous les yeux d'opposants antiracistes venus en nombre le 8 juillet 2017 à Charlottesville. REUTERS/Jonathan Ernst

Aux Etats-Unis, la polémique fait rage ces derniers mois concernant le déboulonnage des statues de héros confédérés. Ces symboles du passé esclavagiste et raciste du sud du pays, représentant souvent des généraux de la Guerre de Sécession, au 19ème siècle, sont défendus par les groupes de suprémacistes blancs. Samedi 8 juillet, à Charlottesville en Virginie, c’était même le Ku Klux Klan qui manifestait. Les organisateurs avaient prévenus que la plupart de leurs membres seraient armés pour se défendre s’ils étaient attaqués. Malgré la tension, et grâce à une présence massive des forces de l'ordre, le rassemblement, autorisé, a pu avoir lieu sans violence excessive.


Avec notre correspondant à New-York, Grégoire Pourtier

Afin de ne pas risquer des heurts et pour éviter une publicité quelconque au rassemblement, la mairie de Charlottesville avait demandé à la population de se tenir à l’écart de la manifestation du Ku Klux Klan.

Des événements alternatifs étaient ainsi organisés en ville, dans les bars ou dans les associations. Mais avant même l’arrivée des membres de l’organisation suprémaciste blanche, le Justice Park était déjà rempli de très nombreux opposants.

Pancartes à la main et slogans antiracistes à la bouche, l’ambiance était plutôt bon enfant, même si la centaine de policiers mobilisés dut finalement jouer des coudes pour permettre la tenue du rassemblement, autorisé, du Ku Klux Klan.

Drapeaux confédérés fièrement arborés, portant même parfois les fameuses tuniques blanches à capuche pointue, les manifestants ne se sont pas démontés et ont bravé la foule qui les insultait. Ils étaient très largement en minorité et ils ne sont restés qu’une demi-heure sur place.

Surtout, leur revendication de préserver la statue du général Lee au cœur d’un jardin public qui portait son nom et qui a déjà été rebaptisé Emancipation Park, a peu de chance d’être entendue. Car si les suprémacistes blancs espèrent que la présidence de Donald Trump aidera leur cause, la mairie de Charlottesville ne compte elle pas revenir sur sa décision.

 

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