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Etats-Unis Commerce et distribution Drogue

Publié le • Modifié le

A New York, le cannabis étale toutes ses perspectives commerciales

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Le stand du magazine «Hemp», spécialisé sur le cannabis, au Congrès mondial du cannabis à New York, le 16 juin 2017. pencer Platt/Getty Images/AFP

A New York, s’est tenu ces trois derniers jours le 4e Congrès mondial du cannabis. Bien loin d'un rassemblement de fumeurs de joints, il s'agissait plutôt de présenter toutes les opportunités commerciales qu'offre l'émergence de cette nouvelle culture.


Avec notre correspondant à New York,  Grégoire Pourtier

Le slogan ne laisse aucun doute sur l'ambition de l'évènement : « Cannabis veut dire business ». L’ambiance est feutrée. Dans la centaine de stands installés, il est en revanche interdit de fumer. Engrais, cosmétique, vapoteuse dernier cri : le Congrès mondial du cannabis présente les différentes opportunités commerciales offertes par le produit.

L'aspect thérapeutique est le plus évident. Sébastien Cotte a eu le malheur de le découvrir à cause de la grave maladie de son fils. Depuis, il en fait la promotion. « C'est un vrai business, ce sont de vraies sociétés, qui payent leurs impôts... Et puis ce n'est pas que le cannabis, il y a toutes les activités auxiliaires autour : les labos qui font des tests, les radios, les télés, les machines d'extraction... C'est un gros business. D’ailleurs, il est estimé que s’il était légal partout, il vaudrait de 6 à 10 milliards de dollars par an », fait-il valoir.

L'activiste Jérôme Dewald insiste aussi sur cette manne économique. Mais avec une consultation populaire à venir en novembre pour l'État de New York, ce n'est pas son seul argument. « Ce qui intéresse les législateurs, c'est le prélèvement de taxes. Mais si je ne veux pas minimiser ces revenus, il y aura aussi des coûts. Et à vouloir faire trop de bénéfices trop vite, on n'éliminera pas le trafic, prévient-il. En revanche, la principale motivation des citoyens – et c'est une surprise – c'est la perspective de faire du chanvre industriel suivi par la lutte contre les overdoses. »

Les drogues dures faisant toujours des ravages aux Etats-Unis, le cannabis suscite encore des réticences. Mais ces investisseurs ne doutent pas d'être des précurseurs sur un marché bientôt très attractif. Car si seulement huit Etats américains sur cinquante ont dépénalisé son usage récréatif, ils sont en revanche déjà 29 à accepter l'utilisation thérapeutique du cannabis.

Pourtant, ces avancées intervenues ces dernières années semblent fragiles puisque l'administration Trump envisage de revenir sur ces autorisations.

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