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Brésil Justice Michel Temer

Publié le • Modifié le

Brésil: la Cour suprême ouvre une enquête sur le président Temer

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Le président brésilien Michel Temer a annoncé lors d'une allocution jeudi 18 mai qu'il ne démissionnerait pas. REUTERS/Ueslei Marcelino

En pleine tourmente face à de graves accusations de corruption, le président brésilien Michel Temer est visé par une enquête ouverte jeudi 18 mai par la Cour suprême. Sur la scène politique et dans la rue, les appels à la démission se multiplient. Mais le chef de l'Etat a annoncé qu’il ne quitterait pas ses fonctions.


L'agence d'Etat Agencia Brasil a annoncé en début d'après-midi, jeudi, que le juge de la Cour suprême Edson Fachin avait « décidé d'ouvrir une enquête contre le président Micher Temer », basée sur les révélations du journal O Globo.

Selon le quotidien, le chef de l'Etat a été enregistré par un chef d'entreprise en train de donner son accord pour le versement de pots-de-vin afin d'acheter le silence d'Eduardo Cunha, ancien patron de la Chambre des députés, aujourd'hui en prison pour son implication dans le méga-scandale de corruption Petrobras.

Ces révélations ont fait l'effet d'une bombe mercredi soir, quand elles ont été publiées sur le site du quotidien. Des dizaines de manifestants ont immédiatement défilé dans la rue aux cris de « Temer dehors » et de nombreux partis d'opposition ont demandé la démission du président. Pas moins de huit demandes de destitution ont été présentées au Congrès.

« Je ne démissionnerai pas »

Les marchés ont très mal réagi jeudi matin : la Bourse a été suspendue après une chute de plus de 10 % du principal indice brésilien et de quasiment 6 % du réal, la monnaie nationale. À la réouverture des marchés, environ une demi-heure plus tard, la Bourse cédait 8,7 % dans ce pays frappé par une récession historique.

Mais le président Michel Temer veut résister à la tempête, malgré les graves accusations qui pèsent sur lui. « Je ne démissionnerai pas, je répète, je ne démissionnerai pas. Je n’ai jamais, sous aucune circonstance, acheté le silence de quiconque », a martelé le chef d'Etat lors d'une allocution télévisée à Brasilia.

Michel Temer affirme que ses efforts pour tirer l’économie brésilienne de la récession ne peuvent pas être masqués par cette crise. Mais ses déclarations ne semblent pas convaincre les manifestants, qui ont prévu de se réunir à nouveau dimanche 21 mai à São Paulo. Des manifestants de gauche s'étaient déjà réunis pour la deuxième soirée consécutive à Rio et Brasilia

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