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Venezuela Nicolas Maduro

Publié le • Modifié le

Venezuela: le pire est à craindre lors des manifestations contre le régime

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Soldats lors d'une cérémonie à Caracas, le 17 avril 2017. Le président Maduro a reçu lundi le soutien «inconditionnel» de l'armée. REUTERS/Marco Bello

Ce mercredi 19 avril au Venezuela, journée qui marque l’anniversaire de la révolution de 1810, risque d’être une journée de tension maximale. En cause : les manifestations convoquées dans tout le pays par l’opposition pour réclamer la tenue d’élections et dénoncer un coup d’Etat du président Nicolas Maduro. Mais la décision, lundi, de déployer l’armée dans les rues du pays pour trois jours pour, selon lui, marquer l’anniversaire de la révolution, pourrait engendrer des heurts avec les manifestants dans un mois d’avril où déjà cinq manifestants ont perdu la vie et des centaines d’autres ont été blessés ou arrêtés.


Combien seront-ils ? C’est la question que toute la presse vénézuélienne se pose à quelques heures de la « mère de toutes les manifestations », comme l’appelle l’opposition vénézuélienne.

La décision des autorités de déployer l’armée dans les rues à compter de ce lundi, et ce pour une durée de trois jours, pourrait bien enlever l’envie de manifester à de nombreux Vénézuéliens qui craignent des affrontements avec les forces de l’ordre. Depuis le début du mois, les scènes de violence se multiplient au Venezuela et les incarcérations d’opposants également.

Mais l’opposition se dit confiante. Selon elle, le ras-le-bol au sein de la société vénézuélienne est tel que rien ne pourra freiner l’envie de protester. Une opposition qui appelle d’ailleurs régulièrement les soldats et policiers à se ranger du côté des manifestants.

L’armée, ce lundi, a quant à elle réaffirmé sa loyauté au président Nicolas Maduro, un président qui a annoncé souhaiter armer les milices créées par Hugo Chavez et dont les effectifs seraient proches de 500 000 membres.

Ce mercredi, le gouvernement a également convoqué un rassemblement, comme le veut la tradition lorsque l’opposition souhaite manifester. « La marche des marches » comme l’appelle Nicolas Maduro risque de rencontrer sur son chemin « la mère de toutes les manifestations », ce qui fait bien entendu craindre le pire.

(re) lire : Le Venezuela en pleine crise politique et institutionnelle

Chronologie et chiffres clés