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Revue de presse Etats-Unis Turquie Venezuela

Publié le • Modifié le

A la Une: le référendum en Turquie analysé par la presse américaine

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Donald Trump a félicité Recep Tayyip Erdogan, « une réponse choquante et mal avisée » commente le New York Times qui en fait son éditorial, ce mardi 18 avril 2017.. REUTERS/Carlos Barria

Le New York Times consacre aujourd’hui son éditorial à ce sujet. Sous le titre « La démocratie perd en Turquie », le quotidien estime qu’avec ce résultat, le président Recep Tayyip Erdogan va désormais pouvoir gouverner à sa guise maintenant qu’il dispose des pleins pouvoirs. Pour le quotidien, au lendemain de ce résultat très contesté, le monde s’interroge sur l’avenir de la Turquie et de ses relations avec la communauté internationale.

Si auparavant ce pays représentait en quelque sorte un pont entre l’Europe et le monde musulman, selon le New York Times, le journal se demande désormais quel futur attend la Turquie avec un dirigeant à sa tête qui a aussi peu de respect pour les valeurs et les structures démocratiques. Un pays membre de l’OTAN, qui joue un rôle crucial dans le conflit syrien, mais qui n’hésite pas à flirter avec la Russie, qui joue également le rôle de tampon dans la crise migratoire consécutive à ce conflit.
 
Le New York Times appelle les dirigeants du monde a tenter d’atténuer les tendances autocratiques du président turc tout en soutenant les partisans de la démocratie. Donald Trump, lui, a félicité Recep Tayyip Erdogan lundi soir : « une réponse choquante et mal avisée », conclut le journal.
 
La Cour Suprême américaine met son veto à une demande d’exécution de l’Etat d’Arkansas.
 
La Cour suprême bloque le programme d’exécutions de l’Etat d’Arkansas titre ce matin le Washington Post. Ce lundi, cet Etat comptait exécuter Don Davis. La première exécution dans l’Arkansas depuis dix ans. Mais l’appel du procureur de l’Arkansas a été rejeté par la Cour suprême, une décision qui représente un véritable camouflet pour le gouverneur républicain de cet Etat qui souhaitait accélérer le processus d’exécution détaille le quotidien. Un programme considéré comme un « tapis roulant d’exécutions » par Amnesty International puisque huit détenus devaient être exécutés entre le 17 et le 27 avril. Asa Hutchinson, le gouverneur de l’Arkansas a annoncé hier soir, une fois la décision de la Cour suprême connue, qu’il continuerait à se battre. Pendant ce temps Don Davis, qui devait être exécuté hier et qui venait de manger ce qui aurait dû être son dernier repas, ne savait toujours pas quel sort lui réservait la justice américaine.

Le Venezuela se prépare aux grandes manifestations convoquées par l’opposition ce mercredi.

L’opposition sert les rangs après l’annonce dimanche soir par les autorités du déploiement des forces armés dans les rues peut-on lire dans les pages d’El Nacional. A vingt-quatre heures de ce que l’opposition appelle « la mère de toutes les manifestations » tous les partis qui forment la MUD, la coalition de l’opposition, sont sur la même longueur d’onde : « aucun char, aucun policier ou militaire ne pourra faire reculer la manifestation pacifique du 19 avril à Caracas et dans tout le pays ». La presse vénézuélienne proche de l’opposition, qui souligne le caractère pacifique de ces manifestations, craint tout de même le pire et rappelle que depuis le début du mois d’avril déjà 5 manifestants ont perdu la vie et des centaines d’autres ont été blessés ou arrêtés.
 
La violence dans les stades de football argentins refait la Une de la presse
 
Ce lundi, Emanuel Balbo, âgé de vingt-six ans, est décédé après deux jours d’agonie à l’hôpital de Cordoba nous apprend Clarin. Ce supporteur était venu assister au derby entre Talleres et Belgrano samedi dernier. Frappé, poursuivi par des supporteurs dans le stade, il avait été jeté d’une tribune par ces derniers. Emanuel n’a pas survécu à la chute. Une mort qui rappelle la violence qui sévit dans les stades argentins où chaque année des supporteurs y perdent la vie.
 
Depuis 2013 les autorités interdisent aux supporteurs des équipes visiteuses de se déplacer pour éviter tout problème. Des mesures insuffisantes selon La Nacion. Mais le cas d’Emanuel Balbo est très particulier. Dans le stade samedi dernier, Emmanuel a reconnu un certain Oscar Gomez qu’il considère comme le meurtrier de son frère. Ce dernier aurait alors crié qu’Emmanuel était un supporteur adverse qui s’était infiltré. S’en est suivi cette scène de violence dont on peut voir des images dans la presse argentine.
 
Depuis l’annonce de la mort d’Emanuel Balbo, Oscar Gomez s’est rendu à la justice selon Clarin. Et que ce soit La Nacion ou Clarin, les deux quotidiens appellent la justice à faire preuve de sévérité pour qu'un tel drame ne se reproduise plus.

Chronologie et chiffres clés