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Revue de presse Etats-Unis Corée du Nord Diplomatie Brésil Corruption Jean-Luc Mélenchon

Publié le • Modifié le

A la Une: une nouvelle crise des missiles à l’horizon?

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Le vice-président américain Mike Pence à Séoul le 17 avril 2017. Reuters

Le vice-président américain Mike Pence a recommandé, ce lundi 17 avril 2017, à la Corée du Nord de ne pas tester la « détermination » de Donald Trump sur la question nucléaire. « Toutes les options sont sur la table », a-t-il lancé en direction de Pyongyang. Une rhétorique qui inquiète le New York Times selon lequel une « nouvelle crise des missiles de Cuba » est en train d’émerger. Car comme en 1962 lorsque le président Kennedy devait faire face à l’Union soviétique et Cuba, la situation d’aujourd’hui présente tous les ingrédients d’un cocktail explosif, à savoir « des ambitions nationales, des egos surdimensionnés et des armes destructrices ».

Pour l’instant, poursuit le New York Times, le président Donald Trump reste prudent et semble éviter toute escalade. C’est peut-être lié au fait qu’il est novice dans cette fonction de chef politique, écrit le journal, rappelant que Trump a lui-même reconnu devant le président chinois que la question de la Corée du Nord est plus complexe qu’il ne le pensait.

Pas de réactions officielles du président

Pas de déclaration ni de tweet. Donald Trump a délégué la communication autour de cette crise à son vice-président et son ministre de la Défense, note le Washington Post. Juste avant que la Corée du Nord ne procède à son test de missile, le locataire de la Maison Blanche était dans sa résidence en Floride, à jouer au golf. Le journal en tout cas s’étonne de l’absence de tout commentaire présidentiel. En fait, l’administration américaine semble minimiser les conséquences de ce dernier tir de missile raté hier dimanche, écrit le Washington Post.

Mélenchon, le « Chavez français »

Les journaux s’intéressent notamment au candidat qui a créé la surprise pendant cette campagne, à savoir Jean-Luc Mélenchon. « Contre toute attente, un communiste monte en flèche dans les sondages », écrit le Washington Post. « Un spectre hante l’Europe, poursuit le quotidien conservateur, et ce spectre s’appelle Jean-Luc Mélenchon ». Selon le Washington Post, en focalisant leur attention sur la candidate de l’extrême droite Marine Le Pen, les commentateurs ont négligé l’ascension du candidat du parti La France insoumise. Un candidat qui provoque des réactions de panique dans le monde des affaires mais arrive à mobiliser beaucoup de jeunes Français, écrit le Washington Post.

Mais comment présenter Jean-Luc Mélenchon à un public américain ? Le New York Times a relevé ce défi. Celui que la presse latino-américaine a surnommé le « Chavez français » est un admirateur de Fidel Castro, une sorte de « Robin des Bois moderne qui veut prendre aux riches pour donner aux pauvres et lancer une révolution citoyenne ». Jean-Luc Mélenchon se rapproche en cela un peu de Bernie Sanders, l’ancien candidat aux primaires du parti démocrate. Avec toutefois une différence de taille, selon de New York Times : contrairement à Bernie Sanders, le candidat de la gauche française n’est pas confronté à un appareil de parti qui fait tout pour lui barrer la route.

De nouvelles révélations dans le scandale Petrobras

Il n’y pas de trêve pascale, la presse continue à publier des informations sur l’enquête qui ébranle la classe politique brésilienne. Le journal O Globo nous apprend que le Parti des travailleurs, le parti de l’ancien président Lula, lui-même accusé de corruption, a demandé à l’entreprise Odebrecht des pots de vin à hauteur de 57 millions de Réais, 17 millions d’euros. Une somme destinée à acheter le soutien politique de sept partis alliés. Selon O Globo, la plupart des centaines de responsables politiques visés par la justice brésilienne pourraient -s’ils étaient condamnés- écoper de peines allant jusqu’à 22 ans de prison.

Ce véritable « tsunami politique » qui déferle sur Brasilia est aussi un danger pour le gouvernement, écrit l’hebdomadaire Carta Capital. Le président Michel Temer qui tente de mettre en place les réformes des retraites et du droit de travail a du mal à mobiliser sa base, secouée par l’enquête lancée par la Cour suprême.

Le destin des immigrants haïtiens coincés à la frontière américano-mexicaine

C’est à la Une du Nouvelliste. Ils sont environ 4 000 dont « le rêve d’immigrer aux USA a été anéanti par une décision prise par l’ex-président Barack Obama et maintenue par l’administration de Donald Trump. Interdits d’entrer aux Etats-Unis, dépourvus de permis de séjour au Mexique, ils vivent dans des conditions pitoyables », selon l’acteur haïtien Jimmy Jean-Louis, interviewé par Le Nouvelliste. Jimmy Jean-Louis s’est rendu à Tijuana pour tourner un documentaire sur la situation de ses compatriotes.

D’après l’acteur, certains « font des petits boulots payés 9 dollars par jour juste pour se nourrir ».  Tous espèrent quand même rentrer aux USA, le retour en Haïti n’étant plus une option, selon Le Nouvelliste.

Chronologie et chiffres clés