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Revue de presse Haïti ONU

Publié le • Modifié le

A la Une: la fin de la Minustah en Haïti

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Des soldats de la Minustah à l'œuvre pour la préservation de la cloche de la cathédrale de Port-au-Prince, en 2011. RFI/Amélie Baron

Le Miami Herald souligne que l’ambassadrice américaine auprès des Nations unies, Nikky Haley, a été la seule hier au Conseil de Sécurité à évoquer l’image ambiguë des Casques bleus en Haïti. « La Minustah est considérée comme un succès, mais pour beaucoup d’Haïtiens le souvenir laissé par la présence de cette force onusienne ressemble à un cauchemar », des propos repris par le Miami Herald.

En revanche, tous les membres du Conseil étaient d’accord pour dire que le pays a toujours besoin d’une protection contre les abus des droits de l’homme. Le Miami Herald cite comme exemple la situation catastrophique et inhumaine dans les prisons. Une ONG basée dans le Colorado, HaitiChildren, a d’ailleurs annoncé fournir des centaines de milliers de repas à des prisonniers dans les six mois à venir. Plus de 4 000 détenus bénéficieront de cette aide alimentaire, selon le Miami Herald.  

Temer et Lula accusés de corruption
 
Le président brésilien Michel Temer est accusé d’avoir participé à la négociation d'un pot-de-vin de 40 millions de dollars destinés à son parti. Une accusation qui émane d'un ancien dirigeant de la société de construction Odebrecht, interrogé par la justice, qui raconte qu'il a été reçu en 2010 par Michel Temer. Le président brésilien, qui nie toute implication dans cette affaire, n’est pour l’instant pas inquiété par la justice, car il bénéficie d’une immunité. Une immunité qui est pourtant discutable, selon Folha de São Paulo qui a interrogé plusieurs spécialistes.
 
Autre personnalité politique accusée par un dirigeant d’Odebrecht, c’est Lula. L’ancien patron de l’entreprise de BTP Emilio Odrebrecht a révélé qu’il avait soutenu financièrement toutes les campagnes politiques de Lula. En contrepartie, l’ancien métallo a défendu les intérêts de l’entreprise, y compris durant les grèves des ouvriers des années 1970.

Odebrecht arrosait aussi d’autres dirigeants en Amérique latine. Parmi eux, l’ancien président péruvien Ollanta Humala aurait reçu 3 millions de dollars pour sa campagne électorale. La presse péruvienne en fait ses gros titres depuis quelques jours. Alors que l’épouse d’Ollanta Humala nie les faits, son père Isaac confirme le paiement dans une interview avec le journal El Comercio. Mais selon Isaac Humala, il ne s’agissait pas de pots-de-vin, mais d’une collaboration idéologique entre hommes politiques de gauche. C’est l’ancien président Lula qui aurait demandé à Odebrecht de financer la campagne d’Ollanta Humala, explique le père.

La légalisation du cannabis au Canada, une réforme « historique »

Au Canada, le projet de loi sur la légalisation sur cannabis suscite des interrogations de la presse. D’après Le Devoir, l’imposant projet de loi de près de 150 pages soulève davantage de questions qu’il n’offre de réponses sur l’encadrement de la légalisation. Les libéraux proposent de légaliser le cannabis pour les adultes d’au moins 18 ans.
 
Ils pourraient posséder jusqu’à 30 grammes de la drogue douce séchée ou fraîche. Mais la distribution doit être réglementée par les provinces. En tout cas, d’après le Globe and Mail, cette réforme est historique, et si elle passe, elle changera le mode de vie au Canada.

Vers une « clintonisation » de la présidence Trump ?

La presse s’interroge sur les nombreux revirements du président Trump qui prend ses distances par rapport à ses promesses de campagne. Pour le site d’information Politico, Donald Trump est carrément en train de se « clintoniser », comprenez prendre les mêmes décisions politiques qu’une présidente Hillary Clinton aurait prises. Des exemples ? Il qualifie l’Otan de « superbe alliance ». Hillary Clinton n’aurait pas pu dire mieux. « Sa nouvelle attitude par rapport à la Russie ? Elle ressemble curieusement à la diplomatie de l’ancienne secrétaire d’Etat ».

Et Politico de poursuivre : « Et ceux qui reprochent à Donald Trump de gérer la Maison Blanche comme une affaire de famille ? Mais imaginez-vous un instant Hillary Clinton à la présidence américaine. Qui serait alors omniprésent dans les réunions ? Bill et Chelsea Clinton. Et Hillary Clinton n’aurait-elle pas cherché à entrer en guerre avec les républicains du Congrès ? Voilà, c’est exactement ce qui se passe avec Donald Trump ». Le président que Politico a rebaptisé : Donald Rodham Clinton. Jusqu’à présent et heureusement pour le nouveau locataire de la Maison Blanche, conclut Politico, les sympathisants de Donald Trump n’ont pas encore pris connaissance de la « clintonisation » de sa présidence.

 

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