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Revue de presse Equateur Bolivie Etats-Unis Donald Trump

Publié le • Modifié le

A la Une: Attente et incertitudes après l’élection présidentielle en Equateur

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Bureau de vote de Guayaquil en Equateur le 19 février 2017. REUTERS/Guillermo Granja

En Equateur, les résultats du scrutin de dimanche ne sont toujours pas connus. Le président du Conseil National Electoral a demandé de 3 à 5 jours pour compléter le dépouillement de quelque 12% des suffrages. Le candidat du parti au pouvoir, le socialiste Lenin Moreno est toujours en tête avec 39,07% des suffrages exprimés contre 28,43% pour l'ex-banquier de droite Guillermo Lasso.

« La nation andine se prépare à des journées d'incertitudes et de tensions », écrit le Miami Herald. « L'Equateur en suspens », titre aussi El Tiempo. « Le retard dans l'annonce des résultats est préoccupant et ouvre la voie à toute sorte de rumeurs de fraudes », regrette le quotidien colombien.

« Ces soupçons sont justifiés », renchérit de son côté le journal argentin La Nacion. « Car si le dauphin de Rafael Correa, Lenin Moreno, remporte le premier tour, un éventuel second tour s'annonce bien plus serré. Et il n'est pas impossible que le socialisme du XXI siècle (initié par feu le président Hugo Chavez et également défendu par Rafael Correa, ndlr.) perde l'un de ses derniers bastions qu'est l'Equateur ».
 
En Bolivie, l'autre place forte de cette gauche latino-américaine en décomposition, on suit également de près la situation en Equateur. 
« Un triomphe de l'opposition équatorienne lors d'un éventuel second tour isolerait définitivement le Venezuela et la Bolivie », constate La Jornada. « L'Equateur rejoindrait ainsi l'Argentine, le Brésil et le Pérou qui ont déjà tourné le dos aux projets socialistes. Voter au contraire pour Lenin Moreno serait faire le choix de la continuité d'un système politique autoritaire ».
 
En Equateur, les éditorialistes semblent aussi divisés que les électeurs
 
« Le camp du président sortant Rafael Correa, à savoir Lenin Morenon et son parti Alliance Pays, ont peur d'un second tour », croit savoir El Universo. « Et c'est pourquoi ils ont mis tant de pression sur les autorités électorales ». Une peur qui selon l'éditorialiste est compréhensible, car par rapport à la dernière élection présidentielle de 2013, « l'Alliance Pays a perdu 17% des voix. Ces électeurs déçus ont voté pour l'opposition. La tendance est clairement au changement et à la transformation des rapports de force ».
 
L'éditorialiste du journal El Telegrafo ne partage pas ce point de vue : « Les voix obtenues par Lenin Moreno et la Révolution citoyenne sont les voix du cœur », souligne le quotidien. « Sa candidature est la seule option pour les exclus. Et si Lenin Moreno remportait l'élection dès le premier tour, nous devrions défendre cette victoire dans les rues du pays. Car ces rues appartiennent aux Equatoriens et non pas à quelques banquiers qui ne pensent qu'à spéculer avec l'argent et les gens », conclut El Telegrafo. Une référence au candidat de l'opposition, le conservateur et ex-banquier Guillermo Lasso. 
 
Un nouveau Conseil à la sécurité nationale pour la Maison Blanche
 
Avec le général Herbert Raymond McMaster, « Donald Trump a choisi un fin stratège militaire, un homme cérébral et largement respecté au sein de la classe politique. Il est tout le contraire de son prédécesseur Michael Flynn », estime savoir le Los Angeles Times. « Le général McMaster n'avait jusqu'à présent aucun lien avec Monsieur Trump », se réjouit le New York Times pour qui le nouveau Conseiller à la sécurité nationale est « l'un des esprits les plus indépendants de l'armée américaine ». 
 
« Enfin une bonne nouvelle" » s'exclame aussi The Inquierer de Philadelphie: « L'intégrité et la pondération du général McMaster sont des qualités requises à un moment où chaque délibération au sein du Conseil de la sécurité nationale risque d'être sapée par un tweet du président ».

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