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Publié le • Modifié le

A la Une: manifestations au Mexique contre Donald Trump et Enrique Peña Nieto

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Des mariachi participent à l'une des manifestations contre Donald Trump et Enrique Peña Nieto à Monterrey, au Mexique, le 12 février 2017. REUTERS/Daniel Becerril

« Les organisateurs de cette marche, baptisée "Le Mexique vibre" avaient appelé à la mobilisation afin d'affronter un problème nouveau : l'apparition d'un président américain anti-mexicain et ceci à un moment où notre pays paraît particulièrement vulnérable », écrit Milenio. Cette vulnérabilité s'explique, selon le quotidien, par le fait que « le Mexique a un président sans capital politique, un gouvernement inefficace et miné par la corruption ainsi qu'une économie médiocre qui dépend en grande partie de ce que Trump voudrait détruire : le traité nord-américain de libre échange ».

C'est la raison pour laquelle les Mexicains se sont mobilisés hier contre deux présidents : le nouveau locataire de la Maison Blanche et le leur, Enrique Peña Nieto, accusé par beaucoup de manque de fermeté à l'égard de son homologue américain, estime El Financiero. « Le Mexique est tellement divisé que même Donald Trump, pourtant l'ennemi commun, n'arrive pas à générer notre unité ». Il y a eu différentes manifestations et ni les organisateurs, ni les participants n'ont hésité à décrédibiliser les autres mobilisations.
 
Et c'est ainsi, conclut de son côté le journal El Universal, « que les marches citoyennes d'hier ont surtout apporté la douloureuse confirmation des profondes divisions qui traversent notre société fracturée et polarisée ».
 
L’Amérique latine cherche l’union face à Trump
 
Pendant que les Mexicains battaient le pavé, les présidents chilien et argentin se sont retrouvés hier dans la vallée de Chacabuco, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale chilienne Santiago. Car c'est ici qu'a eu lieu, il y a 200 ans, la bataille de Chacabuco, entrée dans l'histoire des deux pays en raison de la victoire du général argentin José de San Martin sur l'armée espagnole. Une victoire qui marqua la fin de la domination espagnole au Chili. Depuis les temps ont changé, mais l'intégration du continent latino-américain reste une question brûlante, estime le journal argentin Clarin. Plus encore avec l'arrivée des « politiques protectionnistes de Donald Trump » auxquelles il convient de trouver une réponse commune.
 
Michelle Bachelet et Mauricio Macri ont donc appelé à l'union latino-américaine en signant un document, la « déclaration de Chacabuco ». Les deux chefs d'Etat visent un rapprochement entre le Mercosur (constitué de l'Argentine, du Brésil, du Paraguay, de l'Uruguay et du Venezuela, bien que ce pays soit actuellement suspendu du marché commun) et l'Alliance pacifique dont les membres sont le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou. Selon El Mercurio, les ministres des Affaires étrangères de ces pays se rencontreront en avril à Buenos Aires. L'idée : « arriver à terme à un accord ambitieux de libéralisation commerciale tout en promouvant les valeurs communes, telles que la démocratie et l'égalité des chances ».
 
Pérou : PPK demande à Trump d’extrader l’ex-président Toledo
 
Au Pérou, le président Pedro Pablo Kuczynski a demandé hier à Donald Trump d'étudier la possibilité d'extrader l'ancien président péruvien Alejandro Toledo. « L'ex-chef d'Etat est soupçonné d'avoir reçu vingt millions de dollars du géant du BTP brésilien Odebrecht afin de remporter l'appel d'offres pour la construction d'un axe routier majeur reliant le Pérou au Brésil. La justice péruvienne accuse Alejandro Toledo de blanchiment d'argent et de trafic d'influence », rappelle El Commercio.
 
Des accusations vigoureusement rejetées par l'intéressé qui dénonce un acharnement politique. « Jamais je n'ai fui devant quoi que ce soit, mais on m'appelle le fugitif », fustige Alejandro Toledo sur son compte Twitter, réaction relayée par le site d'information Peru 21. Pour l'éditorialiste du journal La Republica, cette affaire constitue la deuxième grande crise morale et institutionnelle du Pérou depuis l'époque de la corruption centralisée sous la dictature Fujimori. « La démocratie est de nouveau menacée. Mais la démocratie permet aussi de dénoncer et de punir les coupables et c'est cela que nous devons exiger de nos institutions », écrit La Republica avant de conclure : « Ce pays est le nôtre et pas le leur. Et en descendant dans les rues le 14 mars prochain, nous allons le leur prouver ».
 
Le Venezuela fêtait hier la journée de la jeunesse.
 
Sur le site internet de la chaine Telesur on voit des photos de la jeunesse bolivarienne, vêtue de t-shirts et de casquettes rouges, entourant Nicolas Maduro. L'occasion pour le président vénézuélien d'annoncer l'augmentation du montant et le nombre des bourses mises en place par le gouvernement chaviste à l'adresse des étudiants.
Pourtant « il n'a jamais été aussi difficile d'être jeune au Venezuela qu'actuellement », lance El Diario de Guayana. Dans ce quotidien régional, des jeunes expriment leur désarroi face à une situation économique, sociale et politique des plus sombres. « Beaucoup voudraient émigrer et attendent d'avoir suffisamment d'argent pour pouvoir quitter le pays ».

Chronologie et chiffres clés