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Revue de presse Etats-Unis Donald Trump Chili Colombie Juan Manuel Santos

Publié le • Modifié le

A la Une: Donald Trump s’en prend à la justice

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Donald Trump et Neil Gorsuch lors de la nomination de ce dernier à la Cour Suprême, le 31 janvier 2017, à la Maison Blanche. REUTERS/Carlos Barria

Le magistrat Neil Gorsuch, désigné par Donald Trump pour siéger à la Cour Suprême, a réagi à une déclaration du président qui dénonçait une justice « politisée », mettant ainsi en cause l’impartialité des juges. Des propos que Neil Gorsuch a qualifié de « décourageants » et de « démoralisants », lors d’une réunion avec un sénateur démocrate. Cette réaction fait la Une des journaux. Le Washington Post se demande comment Donald Trump réagira à cette critique. A moins qu’elle ne soit calculée afin de gagner la confiance de l’opposition, poursuit le journal. Car Neil Gorsuch a besoin du vote de huit sénateurs démocrates pour être confirmé en tant que juge de la Cour Suprême.

En tout cas, les propos du président suscitent l’indignation dans la presse. Le New York Times par exemple défend la « grandeur » des cours de justice. Le journal félicite les trois juges de la cour d’appel de San Francisco pour leur audition sur le décret anti-immigration. Voilà des questions précises, des échanges professionnels, enfin une attitude adulte qui tranche avec les « propos menaçants et [le] comportement enfantin » du président, écrit le New York Times. Un comportement digne d’un adolescent de 13 ans, estime l’éditorialiste de ce journal.

Le président inapte à gouverner ?

Cette image-là commence à faire son chemin dans la presse et les réseaux-sociaux. D’après le site d’investigation Mother Jones, des fuites savamment orchestrées de la Maison Blanche tentent de présenter Donald Trump comme un imbécile. Ce qui est complètement inédit, ajoute Mother Jones. Et ce qui montre le désordre et le chaos qui doivent régner au sein du cabinet présidentiel.

Grève des mineurs au Chili

Une grève qui inquiète les marchés et pour cause, car il s’agit de la plus grande mine de cuivre au monde, l’Escondida, qui est affecté par cette grève. Les travailleurs viennent de se mettre en arrêt. Ils réclament une hausse de salaires, de 7 %, et un bonus de 25 millions de pesos (près de 39 000 dollars) chacun. La production s’arrêtera pendant la grève, pour des raisons de sécurité, a prévenu la direction de la mine, selon La Nacion. Ce conflit pourrait durer longtemps, d’après le journal, car les syndicats ne sont pas prêts à céder. En tout cas, l’impact sera considérable, écrit El Mercurio, car la mine produit un quart du cuivre qui est extrait au Chili. Ce qui représente 5 % de la production mondiale. Si la grève perdure, le produit intérieur brut pourrait baisser de presque 2%, selon El Mercurio.

L’affaire Odebrecht agite la classe politique colombienne

La révélation a eu l’effet d’une bombe. Selon un sénateur, le président Juan Manuel Santos aurait reçu un million de dollars de la part d'Odebrecht pour financer sa campagne de réélection en 2014. Cette affaire bouscule déjà la pré-campagne électorale de 2018, écrit El Tiempo. Il faut dire que les soupçons pèsent non seulement sur le président mais aussi sur les partis d’opposition qui auraient eux aussi reçu de l’argent de la société brésilienne.

Une affaire qui provoque des commentaires acerbes, même de la part des Farc, la guérilla marxiste qui entame sa reconversion en parti politique. Leur ancien chef négociateur Ivan Marquez a qualifié la Colombie de « paradis pour les corrompus et les voleurs. Il faut faire quelque chose pour changer cette triste réalité », a-t-il déclaré dans les colonnes du journal El Tiempo. Lever le voile sur cette affaire pour que toute la vérité apparaisse au grand jour, voilà le défi auquel les autorités politiques et judiciaires sont confrontées, estime El Espectador.

Chronologie et chiffres clés