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Publié le • Modifié le

Arctique: Obama interdit de nouveaux forages gaziers et pétroliers

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Exploitation pétrolière sur les rives de la mer de Beaufort en Alaska (Arctique). Getty

Le président américain a pris hier, mardi 20 décembre, l’une de ses dernières mesures en faveur de l’environnement en déclarant une interdiction permanente de nouveaux forages gaziers et pétroliers dans les eaux américaines de l'Atlantique Nord et de l'Arctique. Une disposition prise conjointement avec le Canada.


avec agences,

Cette annonce, le président américain l’a faite conjointement avec le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, dans le cadre d’une initiative commune pour assurer une
« économie et un écosystème de l'Arctique fort, durable et viable ».

Concrètement, cette interdiction américaine de nouvelles exploitations concerne les eaux au large de l'Alaska en mer des Tchouktches, la plupart de la mer de Beaufort et les eaux territoriales dans l'Atlantique de la Nouvelle-Angleterre jusqu'à la baie de Chesapeake. Le Canada va pour sa part interdire l'octroi de nouvelles licences d'exploitation gazière ou pétrolière dans ses eaux de l'Arctique.

Des régions où le risque de marée noire est important et où les moyens techniques pour y faire face sont limités, a précisé le président Obama. L'interdiction sera réévaluée tous les cinq ans.

Quel avenir pour le texte avec le changement d'administration ?

Cette loi ne pourra être détricotée par le climato-sceptique Donald Trump car Barack Obama a légiféré en utilisant un texte des années 1950 habilitant le président américain à interdire dans certaines zones l'exploitation des ressources naturelles. Le texte précise que les mesures prises dans ce cadre ne peuvent être « défaites » par un autre président. Si les défenseurs de l’environnement se sont aussitôt réjouis de cette annonce, le groupe American Petroleum a lui estimé que le président élu américain pourrait sans doute lever cette interdiction par le biais d'une circulaire présidentielle.

Quoiqu'il en soit, l'exploitation des ressources naturelles du sous-sol de l'Arctique est d'un coût élevé, ce qui freine la prospection d'autant que les groupes de défense de l'environnement veillent au grain. En 2015, seul 0,1% de la production américaine de brut sur des plates-formes en mer provenait de l'Arctique et son coût est peu compétitif comparé aux schistes bitumeux du Dakota du Nord et du Texas.

→ à (re)lire : Fonte des glaces oblige, le passage du Nord-Ouest objet de convoitises

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