rfi

À l'écoute
  • Direct Monde
  • Direct Afrique
  • Dernier journal Monde
  • Dernier journal Afrique
  • Dernier journal en Français facile
  • Dernier journal Amériques - Haïti
  • Israël bloque 138 millions de dollars pour les Palestiniens à cause de fonds versés aux prisonniers (officiel)
  • Le Premier ministre polonais annule une visite en Israël pour le sommet du groupe de Visegrad (gouvernement)
  • Ukraine: l'Union européenne sanctionne huit Russes pour les incidents en mer d'Azov de novembre 2018 (sources européennes à l'AFP)
  • «Informer est devenu une mission quasi impossible» en Libye, déplore Reporters sans frontières (RSF)

Bolivie Evo Morales

Publié le • Modifié le

Evo Morales réélu président de Bolivie au premier tour

media
Evo Morales réelu président de la Bolivie devant l'entrée du Palais présidentielle à la Paz le 12 octobre 2014. REUTERS/Gaston Brito

D’après les premiers résultats partiels, Evo Morales est réélu dès le premier tour pour un troisième mandat à la tête de la Bolivie. Il obtiendrait 61% des voix. Le leader socialiste devance largement le candidat de centre-droit Samuel Doria Medina, qui pointerait à 24%. Côté Parlement, le parti MAS du président obtiendrait les deux tiers des sièges, mais cela reste à confirmer.


Avec notre correspondant à la Paz, Reza Normamode

Le président sortant termine loin devant ses adversaires. Doria Medina est à environ 24%. Troisième, l’ex-président de droite Jorge Quiroga est à 9%. Evo Morales l’aurait aussi emporté dans la région de Santa Cruz, supposée bastion de l’opposition de droite.

Ce qui reste encore indécis, selon les premiers résultats, c’est en revanche l’obtention des deux tiers des sièges au Parlement. Un peu plus de 6 millions de Boliviens étaient appelés aux urnes. Le vote est obligatoire en Bolivie. Le scrutin s’est déroulé sans incident majeur.

Après la publication des premiers résultats, Evo Morales a notamment dédié sa victoire au Cubain Fidel Castro et au défunt président vénézuélien Hugo Chavez. Il s’agit donc d’un véritable triomphe pour le leader indigène.

Un succès historique

Arrivé au pouvoir en 2005, Evo Morales remporte un nouveau succès électoral historique, autant par son ampleur que par la confirmation d’une stabilité politique inédite en Bolivie depuis le retour de la démocratie en 1982.

Dès l’annonce des premiers résultats, le leader indigène s’est adressé à ses partisans rassemblés sur la place Murillo au pied du palais présidentiel. Quant au candidat malheureux, Samuel Doria Medina, il a reconnu sa défaite :

« Nous prenons ce résultat comme un mandat. Un mandat pour que tous les parlementaires d’Unité démocrate contrôlent de manière adéquate la gestion de ce gouvernement. Pour que nous nous assurions qu’il n’y ait plus de réélections, que nous nous assurions que la Constitution et les lois soient respectées. Que nous nous assurions que la santé, l’éducation et la lutte contre l’insécurité s’améliorent dans notre pays. »

Parmi les priorités affichées du président réélu, on trouve la lutte contre l’insécurité et la corruption, la consolidation de la bonne santé économique, ou encore l’approfondissement de l’industrialisation du pays. Quant à l’opposition, elle a désormais cinq ans de plus pour essayer de se réunir enfin derrière un projet et un seul candidat, ce qui semble être l’unique manière de pouvoir un jour inquiéter le président Morales et son parti.

Chronologie et chiffres clés